Actu mond – La ZAD du Triangle de Gonesse évacuée

Dix-sept jours après le début de l’occupation de la zone à défendre (ZAD) du Triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise, une importante force de police a été mobilisée mardi matin. La police est intervenue pour éloigner les militants qui souhaitent protester contre la création d’une future station de métro pour le Grand Paris. L’évacuation s’est déroulée sans heurts. « Les bus partent, avec des gens à l’intérieur », a déclaré Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), qui n’est pas à l’origine de cette occupation illégale mais l’a activement soutenue. « Il n’y a pas eu de violence ni d’affrontement » entre les trente occupants et la police, venus en grand nombre, a-t-il dit.

« Les CRS sont arrivés vers 6 heures du matin, nous sommes encerclés, ils ont envahi la ZAD », avait témoigné un peu plus tôt un militant présent sur place à l’Agence France-Presse. Depuis le dimanche 7 février, une trentaine de militants et environ 90 le week-end sont présents en permanence sur ce terrain, sur lequel des cabanes de fortune ont été construites.

Les écologistes d’EELV et élus de La France insoumise ont vivement protesté contre l’évacuation. « C’est un enjeu national symbolique », a souligné le patron d’EELV, Julien Bayou, lors d’un point presse à la mi-journée. «Toutes les forces politiques peuvent promouvoir des discours verts et en fait poursuivre des projets productifs et destructeurs de terres. Selon le candidat à la présidence de la région Île-de-France, l’annulation du projet pharaonique d’Europa City visait « à éviter l’artificialisation effrénée » mais cette station, « absolument inutile et non rentable », en fera la promotion. Du côté des rebelles, la députée de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, était présente devant le commissariat de Cergy, où plusieurs militants de la ZAD ont été emmenés.

Évacuation du #Zad du #Gonesse Triangle 24 amis seraient en garde à vue. Accès routier bloqué à quelques centaines de mètres du site.

Les militants présents sur place défendent un projet agricole alternatif et dénoncent l’artificialisation de ces terres jugées fertiles, qui doivent accueillir la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express, ainsi qu’une éventuelle zone d’activités aux contours encore flous. Vendredi, le tribunal de Pontoise a ordonné l’évacuation immédiate du terrain, propriété de l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF). «Le gouvernement devra expliquer pourquoi il maintient cette station et à quoi elle servira. Il faut arrêter de parler de transition écologique, il faut le faire maintenant! », A exhorté Bernard Loup. «Le combat va continuer», a-t-il ajouté.

La ligne 17 doit relier la ville de Saint-Denis à l’aéroport de Roissy-CDG en 2030, via le Triangle de Gonesse, où elle était initialement destinée à desservir le centre commercial et Europacity méga-complexe de loisirs. Mais depuis qu’Emmanuel Macron a annoncé en novembre 2019 l’abandon de ce projet phare, le sort de ces 280 hectares de terres agricoles, stratégiquement situés à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, reste incertain.

Tout à fait d’accord avec toi. Pour une fois on commence à s’urbaniser en région parisienne par le bon côté, les moyens de transport.
Ne vous y trompez pas, compte tenu des tensions dans le logement en Ile de France, ce quartier sera urbanisé un jour ou l’autre. Et comme le dit @canegieter, le bio dans cet endroit est une aberration totale. Achèteriez-vous des tomates bio chez Gonesse? Je doute.

Qui va faire appel maintenant? Les excavatrices entreront en action et il y aura une station comme celle du tgv Picardie, perdue au milieu des champs. À moins de construire des bars dans un quartier déjà saturé de logements sociaux.

Traditionnellemt en France, contrairement à beaucoup de nos voisins, nous construisons des lotissements, des commerces, voire des aéroports, puis nous pensons depuis 20 ans à apporter des solutions de transport, des délais pendant lesquels les habitants mettent 2 heures par jour pour se rendre à leur travail.
pour une fois, nous essayons de faire le contraire et d’anticiper. Sans doute cela échappe à nos écologistes, vivant pour la plupart à Paris.
Ajoutez à cela que l’aéroport Charles de Gaulle est l’un des plus mal desservis, générant ainsi des flux de voitures dont l’intérêt écologique ne semble pas évident, et notre perplexité sera totale face au discours hostile à ce projet

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