Actu mond – Interview de Frédéric Thiriez: « Dans cette campagne, je me fais la voix du football amateur »

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Mardi 23 février 2021 à 18h00 – Article rédigé par La Rédaction – Commenter cet article

DE LIENS: | Concurrence ?? National – National 2 Groupe A – National 2 Groupe B – National 2 Groupe C – National 2 Groupe D – National 3 Auvergne Rhone-Alpes |

L’élection approche à grands pas. A moins de trois semaines de l’échéance fixée au 13 mars, Frédéric Thiriez accélère sa campagne dans la course à la présidentielle de la Fédération française de football (FFF). Opposé au challenger Michel Moulin et surtout au président sortant Noël Le Graët, l’ancien président de la Ligue de football professionnel (2002-2016) est un fervent défenseur du football amateur. Pour Foot-National, le leader de 68 ans évoque son plan d’urgence de 40 millions d’euros pour le football amateur, mais aussi son plan de développement pour les licenciés, le «charlatan» de ses supporters ou encore plus de la saison s’il est élu. Entretien avec le «démocrate» Frédéric Thiriez.

Frédéric, les candidatures à l’élection présidentielle de la Fédération française de football (FFF) ont été récemment validées par la commission de contrôle électoral de la FFF. Environ trois semaines avant les élections, où va votre campagne?

Je fais une campagne de terrain et en plus, j’aime ça. Jusqu’à présent, j’ai voyagé dans 9 régions sur 13, sans compter l’étranger. J’ai encore quatre régions à visiter. J’en ferai trois autres dans les prochains jours. Et je dois avouer que tout d’abord, je prends un grand plaisir à être proche, à écouter la base qui est pourtant l’avenir de notre football amateur. C’est très enrichissant et dans cette campagne je me fais le porte-parole du football amateur qui a toujours été un peu oublié dans la Fédération. Et en disant ça, je suis plutôt gentil. Les gens du football amateur se sentent abandonnés et je les écoute et je porte leur voix dans cette campagne.

L’un de vos concurrents, Michel Moulin, se voit comme le candidat à la pause. Comment vous voyez-vous de votre côté?

Mon slogan de campagne est pour le renouvellement de la Fédération. Je n’aime pas le mot «rompre». Vous savez, dans le football, nous préférons les évolutions aux révolutions. Moi, je suis pour une forte évolution de cette Fédération qui est figée. Je dirais même fossilisé par la même équipe depuis plus de dix ans et je pense que cette équipe n’est pas en mesure aujourd’hui de résoudre les problèmes extrêmement graves du football, tant amateurs que professionnels. C’est une équipe qui est au bout de sa corde. Cependant, cette maison de la Fédération a besoin de dynamisme, d’énergie et de renouveau.

Dans votre chronique intitulée « Une ambition, une méthode », vous dites, je cite, que « le football français traverse la crise la plus grave de son histoire. » Comment Frédéric Thiriez serait-il l’homme du métier pour relever la barre?

Tout d’abord, je suis extrêmement frappé par le fait que le président sortant nie l’existence de cette crise. C’est terrifiant. Il ne faut pas avoir mis les pieds dans un club amateur depuis longtemps pour sortir avec une telle phrase. Quelques jours auparavant, il avait été interrogé sur le plan d’urgence que je propose pour le football amateur de 40 millions d’euros. Et il a répondu: « Le football est-il mauvais? Est-ce vrai? Mais quelle cécité! Quelle cécité! Nous traversons une crise sans précédent. En plus de la crise sanitaire, la question des droits télévisuels a été ajoutée. La crise du football amateur était également antérieure. à la crise sanitaire. Le football amateur est depuis longtemps derrière toutes les autres préoccupations de la Fédération. Moi, je crois que la Fédération a besoin d’une équipe qui est avant tout une équipe de terrain et c’est tout à fait l’esprit de la liste que j’ai l’honneur et plaisir de conduire avec des gens au sol. Et puis, à sa tête, je pense, quelqu’un doit d’abord avoir la volonté de changer – ce qui n’est pas le cas de mon adversaire – et surtout peut-être, le poids politique pour le faire. Car ce qui frappe moi depuis le début de la crise, c’est que le football n’existe pas. Le football est affecté par les événements. Alors que si on regarde bien les choses, le football est le premier parti en France avec deux millions de licenciés. Plus les familles, c’est 8 millions de personnes. Et malgré que le football aujourd’hui n’a pas le poids politique et le rôle du président de la Fédération, selon moi, est d’être aux côtés du gouvernement et du président de la République.

Vous parlez d’un plan de sauvetage de 40 millions d’euros pour le football amateur via un prêt garanti par l’État (PGE). Comment cet argent serait-il déboursé et distribué?

Premièrement, ce plan d’urgence est une nécessité absolue, au moins pour la saison à venir, c’est-à-dire 2021/2022, au cours de laquelle les difficultés vont s’accumuler pour les clubs amateurs. Ce sera terrible avec les non-renouvellements de licences, peut-être même pire: demandes de remboursement de licences, perte de sponsors, découragement des volontaires, réduction des subventions municipales, etc. Il faut donc une aide urgente et je suis très frappé que les sortants le président n’envisage même pas cela. Je vous rappelle que la Fédération de tennis l’a fait. Elle a apporté une aide d’urgence avec un prêt garanti par l’Etat, tout comme la Fédération de Rugby ou la Ligue de Football Professionnel (LFP). La Fédération dit « Non, pas besoin. Tout va bien. Je suis là. Dors, braves gens. » Non, ça va mal! Alors, ces 40 millions, je propose une nouvelle méthode pour les distribuer, qui s’inspire d’un de mes principes qui est la décentralisation. Vous savez, la Fédération souffre d’une centralisation excessive, d’une bureaucratie extrêmement lourde, d’un étouffement des initiatives locales.

Je propose une chose très simple, c’est que ces 40 millions sont d’abord délégués aux 13 ligues régionales, plus celles d’outre-mer bien sûr, en proportion, par exemple, du nombre de licenciés de chaque ligue, avec peut-être des critères correctifs sur l’étendue du territoire. Et puis, que l’allocation des aides se fasse au niveau régional par un comité de présidents composé du président de la Ligue et des présidents de districts. Je mets beaucoup d’accent sur les districts parce que c’est le niveau local. Ce sont les quartiers qui connaissent les clubs, qui connaissent leurs difficultés. Ce sont eux qui doivent être mis en avant, ce sera donc une opération décentralisée. Alors évidemment, il faudra juste s’assurer que ce sont toutes les mêmes priorités qui sont respectées. Par exemple, il ne serait pas approprié que cet argent soit principalement distribué aux premières équipes. Il faudra privilégier notamment les débutants, les enfants, les 6-9 ans, car c’est là que nous avons eu le plus de pertes de licenciés. Cette aide d’urgence sera décentralisée et c’est très important pour moi.

Les PGE sont remboursables sur six ans avec un faible taux d’intérêt. Il est même possible, en outre, que certains PGE soient remboursés après plus de 6 ans. Et je suis plutôt optimiste. Je crois que dans 3-4 ans, la situation économique du pays sera corrigée et je ne pense pas que la Fédération ait beaucoup de mal à les rembourser, d’autant que d’autres fédérations l’ont fait.

En plus d’un plan d’urgence, vous souhaitez mettre en place un plan de développement pour faire passer le nombre de licenciés de 2 millions actuellement à 4 millions en 2030. Cibler également un million de licenciées féminines contre 200 000 aujourd’hui. Comment opérer pour arriver à ce chiffre?

Avant le comment, il y a le pourquoi. Pourquoi 4 millions de licenciés? Ça ne m’est pas tombé de la tête comme ça. Aujourd’hui en France, selon les études les plus sérieuses, il y a entre 4 et 5 millions de personnes qui jouent régulièrement au football. Cependant, nous n’avons que deux millions de titulaires de licence. Il y a quelque chose qui ne va pas si je compare à nos voisins: l’Allemagne compte 7 millions de licenciés, l’Angleterre 8 millions de licenciés et nous 2 millions. Et le plus grave, c’est qu’il diminue. Et là, je ne parle même pas de la crise sanitaire, je parle avant. Je vais vous donner un chiffre précis: nous étions à 2,3 millions de licenciés en 2008. Avant la crise sanitaire, nous étions tombés à un peu plus de 2 millions. Mais c’est indécent pour un pays comme la France, double champion du monde! Deux millions de titulaires de licence n’ont pas de sens. Voilà donc pourquoi. Et 1 million de femmes, parce que le football féminin, pour moi, c’est l’avenir du football.

Maintenant comment? Première opération: il faut évidemment du matériel. Je propose de lancer l’opération «Mille terres pour la France. «Par exemple, 1000 terrains synthétiques en milieu urbain, en milieu rural, ça peut être des mini-terrains, ça peut être des terrains de jeux, ça peut être des gymnases pour le futsal,… Ce sera là pour les autorités locales de décider. 1000 lots, le Les Anglais l’ont fait, les Allemands l’ont fait. Pourquoi la France ne le ferait-elle pas? Combien ça coûte? En gros 500 millions d’euros sur cinq ans. Comment les financer? Eh bien, ce sera à moi d’agir avec les pouvoirs publics . Je pense que je peux le faire. Nous avons un plan de relance de l’économie par le gouvernement qui vaut 100 milliards d’euros. Je veux dire 100 milliards d’euros. Je ne peux pas croire que sur ces 100 milliards d’euros, on ne puisse pas consacrer 500 millions d’euros au l’avenir de nos jeunes.

Le terrain, mais vous avez également besoin d’arbitres. Il n’y a pas de football sans arbitre. Nous devons arriver à 30 000. Nous en avons perdu au moins 3 000 au cours des trois dernières années parce que nous ne pouvons pas les retenir. Une série de mesures que je propose est également une action spécifique sur le football féminin, qui est encore très tardif. Parce qu’ici aussi, nous avons agi à l’envers. Comme c’est souvent le cas avec la Fédération, nous nous intéressons au sommet de la pyramide, mais pas au bas de la pyramide. Cependant, c’est au fond que ça se passe. Si nous voulons un football féminin d’élite de haute performance, nous devons agir à la base. Alors là, il y aura beaucoup de choses à faire au niveau scolaire, au niveau des jeunes filles, au niveau des équipements pour avoir plus de femmes, de jeunes femmes. Et enfin, les nouvelles pratiques de football.

Vous savez, les jeunes aiment jouer au football, adorent le football. Mais ils aiment jouer quand ils veulent, où ils veulent, avec leurs amis, etc. Mais cela, la Fédération doit en tenir compte. Ils doivent l’admettre sans considérer que ce sont des pratiques déviantes. Au contraire, tous ces garçons et filles doivent retourner à la maison fédérale. C’est pourquoi nous devons encourager le futsal, encourager le football à 5. Il faut encourager ces pratiques plutôt que s’en méfier, en se disant « Ooh là, ça va rivaliser avec le football à 11. Mais c’est le contraire! Ces nouvelles pratiques sont bonnes pour le football et tous ces gens doivent revenir au fédéral. maison.

Parlons de votre liste. Plusieurs personnalités (Tsonga, Soprano, Parker, …) étaient sur votre liste avant de nier vous soutenir. Vous avez évoqué un « charlatan », mais est-ce un « charlatan » qui ressemble à un revers dans votre campagne?

Sur cette question des commissions de soutien, je serai assez discret pour le moment, même s’il est possible que je m’exprime plus directement par la suite. Depuis le début de ma campagne, toutes les personnes qui me soutiennent ont subi des pressions. Je dis même l’intimidation et le harcèlement. Dans ma vie, j’ai toujours été démocrate. J’ai choisi de faire ma propre campagne. Une campagne électorale est un projet contre un autre projet, pour moi c’est une campagne électorale. Ce que je vois, c’est que l’équipe sortante a choisi de mener une campagne sale et je le dis intentionnellement. Je pense que nous réglerons nos comptes plus tard, mais en tout cas, s’ils essayaient de m’intimider, ce n’est pas mon style. Là, ils sont tombés mal. Je dirais même au contraire que ma détermination est ressortie plus forte et je me suis dit « Non, un tel système ne peut pas continuer ». « La démocratie doit s’implanter dans la Fédération française de football. En revanche, vous avez à vos côtés des personnalités comme Basile Boli, Luis Fernandez, Emmanuel Petit, Jean-Pierre Papin… Qu’est-ce que cela vous apporte concrètement?

Premièrement, la plupart des noms que vous dites ne sont pas des partisans, mais des membres de liste. Je suis très fier d’avoir sur ma liste Basile Boli et Jean-Pierre Papin, qui sont des hommes qui m’ont toujours fait rêver, tout comme vous. Pas au passage, l’Ophélie Meilleroux, grande joueuse internationale, Sebe Coulibaly, actuellement joueuse de D2 qui était également internationale malienne. Voyez-vous cette liste? Pour moi, c’est le terrain. Je l’ai conçu comme ça, tout comme mon projet. J’ai un projet qui vise à enfin prendre en compte le terrain. Ma liste est comme ce projet. Vous avez également remarqué, et je pense que c’est unique dans l’histoire, qu’il y a trois présidents de district sur ma liste. Pourquoi ? Parce que le quartier est le niveau de proximité. Il y a aussi une femme extraordinaire, un médecin de club. Tout cela est le terrain. Il y a un président de district qui est un ancien arbitre assistant international. Le terrain, tu vois, je m’en soucie beaucoup car il doit être le sol qui parle et qui se fait entendre.

Concernant l’épisode de Luzenac en 2014, qui avait été privé d’une montée en Ligue 2 lorsque vous étiez président de la LFP: en avez-vous marre de vous justifier sans cesse sur ce sujet?

Je ne suis pas du tout fatigué de cette question légitime. Et à chaque fois, j’explique comme si je vais le refaire tout de suite. Luzenac, qu’est-ce que c’est? A l’époque, j’étais donc président de la Ligue professionnelle. Mon rôle était d’appliquer les règles d’entrée au championnat professionnel, qui sont assez strictes. Règles à caractère financier, social, technique et sécuritaire notamment. Pour avoir un terrain standard pour jouer, par exemple. C’est encore la moindre des choses quand on veut accéder au monde professionnel, avoir à sa disposition un terrain aux normes. Je trouve que Luzenac n’en avait pas et malgré tous les efforts que mes services avaient faits à l’époque, y compris avec de nombreuses visites de sites pour les aider, les dirigeants de ce club n’ont jamais pu prouver et établir qu’ils avaient un stade. disponible aux normes. Ainsi, le conseil d’administration n’a pu que constater, à l’unanimité d’ailleurs, que Luzenac ne pouvait pas monter en Ligue 2. Je précise que lorsque j’étais président, de très nombreux petits clubs comme on dit, même si je n’aime pas cette expression, ont obtenu en Ligue 2 parce qu’ils ont suivi les règles. Et au nom de quoi aurais-je dû, président de la Ligue, faire une dérogation pour Luzenac? Mais pour quelle raison? Avec moi, il n’y a pas d’exception! Avec moi, la règle est la même pour tout le monde. Ce ne sont pas les petits arrangements entre amis à la maison. Il y a une règle, nous l’appliquons. Enfin, dernier point. Les dirigeants de Luzenac ont lancé toute une série de différends jusqu’au Conseil d’État et à la fin de l’année dernière, le Conseil d’État a tranché en faveur de la Ligue. C’est tout. Luzenac n’a pas pu atteindre la Ligue 2. Point final.

Aujourd’hui, il figure dans les réflexions de mon projet et il renvoie, comme vous le dites, à l’affaire Luzenac. L’idée serait de faciliter la transition du monde amateur au monde professionnel. J’ai pu voir une troisième division professionnelle qui serait une sorte de sas entre les championnats nationaux et les championnats professionnels. C’est l’une des idées qui apparaît dans mon projet et que je soumettrais évidemment aux élus. Si je suis élu, je pense que cela permettrait peut-être d’éviter justement les désillusions du type Luzenac. Je pense aussi beaucoup au sort d’un National 3 car les championnats nationaux me préoccupent beaucoup. Vous savez, aujourd’hui, c’est un championnat qui a le cul entre deux chaises, puisqu’il est à la fois un peu national, mais un peu régional. Non, je pense que nous devons être clairs. Maintenant, je propose d’en faire un championnat national et il y aura aussi beaucoup à dire sur la D1 féminine. J’envisage la création d’une ligue de football féminin au sein de la Fédération afin qu’il y ait vraiment une responsabilité de former, si je puis dire, le dossier du football féminin et non de multiples services à la Fédération qui se partagent les responsabilités du football féminin.

Concernant le National 3, ce championnat passerait donc sous l’égide de la FFF plutôt que celle des ligues?

Le retour de la N2 et de la D2 féminine inscrits par la FFF, est-ce une bonne nouvelle quand on voit que la Coupe de France s’est bien déroulée?

C’est une bonne nouvelle. Mais pour dire que la Coupe de France s’est très bien passée, je ne suis pas entièrement de cet avis, car je trouve ça irresponsable, et je le dis avec gravité, de le dire aux clubs amateurs dix jours avant la reprise de la Coupe de France, janvier 30, que vous jouerez le 30 janvier lorsque les équipes ne pourront même pas s’entraîner. En conséquence, il y a eu beaucoup de forfaits. Voilà pour la Coupe de France. Pour la reprise de National 2, je la réclame depuis très longtemps. Parce qu’entre nous, il n’y a aucune raison de santé qui puisse justifier le jeu National 1 et le fait que N2 ne joue pas. Si nous appliquons les mêmes protocoles financiers, pourquoi discriminer N1 et N2? La Fédération a mis longtemps à s’en rendre compte. Mais ça y est, ça recommence. Et c’est bien.

La question se pose aujourd’hui de la reprise des championnats N3, régionaux et départementaux. Je trouve que la situation actuelle des clubs est impossible. Tous les clubs qui participent à ces championnats me disent «mais on ne sait pas! Personne ne nous informe. Nous ne savons pas si nous reprendrons le championnat. Nous ne savons pas si nous allons avoir une saison blanche. Et la Fédération ne prend aucune décision. Je trouve cela très choquant. J’avais suggéré à la Fédération de prendre position rapidement après avoir consulté les clubs. C’est encore facile aujourd’hui avec nos moyens de communication modernes. Non rien. Silence radio.

Si la situation ne change pas avant le 13 mars et que vous êtes élu: quelle sera votre décision?

Les clubs ne le savent toujours pas aujourd’hui, c’est vrai. La plupart des districts que je rencontre chaque jour me disent « mais on ne pourra jamais reprendre les championnats ». Donc, dans ce cas, une saison blanche, pas d’ascension, pas de descente et surtout, si les conditions sanitaires le permettent, organiser des événements, coupes départementales, coupes régionales, tournois, plateformes pour que nos licenciés, enfants, parents puissent revenir le club. Sinon, nous allons au désastre en termes de membres. Mais le 13 mars, si je suis élu ça et que la Fédération n’a pris aucune décision d’ici là parce que c’est une machine aujourd’hui qui est apparemment totalement bloquée, qui est paralysée, eh bien je proposerais aux élus parce que je suis démocrate au comité exécutif. Après avoir écouté les clubs, je suggérerais certainement de décider d’une saison blanche: pas de montée, pas de descente et que les districts et ligues régionales soient libres d’organiser dans leur département, dans leur région, toute une série d’animations, si possible tournois, matchs , tasse. C’est ce que je proposerais, mais je proposerai à mes élus. Je ne prendrai pas de décision autocratique, personnelle et publique en particulier.

On vous voit également très actif sur les réseaux sociaux. Est-ce une façon de cibler un certain public, en particulier les jeunes?

Oui bien sûr. Vous savez, la presse sportive nationale n’intéresse pas beaucoup nos jeunes. Et la télévision, de moins en moins. C’est une façon de les aborder car ce sont eux qui s’intéressent le plus au football. Vous savez que sur les deux millions de titulaires de permis, 1,1 million ont moins de 19 ans. Le football est notre jeunesse. Et une façon d’interagir avec eux est les réseaux sociaux et c’est ce que je veux. Je me soucie beaucoup. Et j’ai beaucoup de retours. Parfois, je suis attaqué. Mais c’est ce que j’aime. J’aime le dialogue. Et au sujet du dialogue, je voudrais vous dire ceci: j’avais proposé au président sortant de tenir un débat à la radio ou à la télévision avec les trois candidats à la Fédération. Et je viens d’apprendre que M. Le Graët a dit non: «Je ne débat pas, je n’ai pas prévu dans mon plan de communication. Mais cette réponse est stupéfiante! Premièrement, cela traduit un mépris pour les électeurs et surtout pour tous nos licenciés, nos éducateurs, nos bénévoles qui ont tout de même le droit d’être informés. Ce qui va arriver dans le futur à la Fédération française de football et cette réponse traduit en fait deux choses. Premièrement, il a peur du débat. Sinon, il dirait oui. Deuxièmement, il a surtout peur du résultat des prochaines élections et sur ce deuxième point, il a raison d’avoir peur.

Exactement. Dans un entretien avec Foot-National récemment, Michel Moulin a déclaré que «le football est dans un tel état qu’il ne faut pas qu’il y ait une guerre pendant cette élection, qui n’en fait pas partie. Ailleurs pour moi… Surtout, vous avez pour apporter des idées. « Qu’est-ce que cela signifie? Que Le Graët est le gagnant d’avance?

Alors là je vais vous dire, pas du tout! Je peux vous dire que compte tenu de tous les avis des territoires que j’ai visités, clubs, districts, ligues, je suis très optimiste quant au résultat du 13 mars. Vous savez, ceux qui font du football en ont assez. Ils en ont assez de ce système en place depuis 10 ans, avec toujours les mêmes qui décident pour tout le monde seul, sans consulter personne. Il y a essentiellement une révolte dans le football amateur et je pense que cela se reflétera dans le vote.

Au cours de ma carrière dans le football, j’ai été président des ligues européennes de football au sein de l’UEFA pendant quelques années, et j’ai été frappé par le fait que dans tous les pays, tous les grands pays du football, nous vénérons les anciens, les grands joueurs. Et nous les utilisons, nous les utilisons en France, pas du tout. C’est pourquoi je propose de créer ce conseil des internationaux. Je pense que je vais l’appeler ainsi. C’est plus simple, ce sera plus clair. Ce conseil peut jouer un grand rôle car chaque membre de ce conseil pourrait être ambassadeur du football dans les territoires et aller prêcher la bonne parole dans les ligues, dans les districts, dans les clubs, dans les écoles. Surtout les écoles. C’est là que ça se passe. C’est là que les vocations peuvent naître. C’est donc un point important de mon projet et je le veux. Parce que vous savez, ces hommes et ces femmes qui sont joueurs, entraîneurs, arbitres internationaux, ils portent en eux la très, très belle histoire du football. Et cela mérite d’être fait en premier, mérite un hommage et mérite de les utiliser, de les utiliser. Ils ne demandent cela que pour le football, pas pour eux-mêmes.

Enfin, vous voulez l’autonomie financière de la Ligue de football amateur (LFA). Comment cela servirait-il le football amateur?

Tout le monde considère aujourd’hui que le LFA est inutile. Certains, même des élus locaux, départementaux ou régionaux que j’ai pu rencontrer, se disent, mais on pourrait quasiment éliminer la LFA et que le football amateur soit géré directement par le comité exécutif de la Fédération avec une direction générale du football amateur . Au final, je n’ai pas opté pour cette proposition. Moi, je pense que la Fédération doit s’appuyer fermement sur ses deux jambes: la jambe professionnelle avec la LFP et il y a la jambe amateur avec la LFA. Et ce que je propose, c’est que la LFA soit un peu à égalité avec la LFP et qu’elle ait vraiment autorité et autonomie financière avec un système assez simple dans la Fédération. Il appartient bien entendu au LFA de remplir ses missions et de rendre compte au comité exécutif chaque année. Ce sera une véritable LFA autonome et responsable.

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