Education nationale : Les réformes qui passent mal

Le ministre de l’Education nationale, Patrick Mouguiama Daouda, et les syndicats du secteur ont établi les contours d’une réforme du Baccalauréat, du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Certificat d’études primaires (Cep). L’objectif de cette réforme qui passe mal est de rehausser le niveau des élèves et la qualité des diplômes.

Le ministre de l’Education nationale, porteur des nouvelles réformes. © D.R.

 

Contre la réforme du Bac, les élèves du Lycée d’Etat ont exprimé leur mécontentement ce 9
janvier. © D.R.

Le 30 décembre 2019, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Education nationale, Patrick Mouguiama Daouda, et les syndicats du secteur, l’ensemble des maux qui minent le secteur de l’Education avaient été passés au crible. Pour rehausser le niveau des élèves, une réforme du baccalauréat (Bac) avait été envisagée. «La réforme du Bac a été envisagée pour atténuer les effets trompeurs de l’augmentation exponentielle du nombre d’admis au deuxième tour. Ce qui donne toujours une marge trompeuse du niveau réel du Bac», avait indiqué Patrick Mouguiama Daouda, estimant qu’il faut revaloriser le Bac gabonais.

Cette réforme concerne particulièrement le second tour du Bac. Au ministère de l’Education nationale, on indique que les parties ont «collégialement envisagé une définition stricte des modalités du premier tour, donnant la possibilité aux admissibles d’être éligibles au second».

Concrètement, la réforme prévoit que l’admission au deuxième tour se fasse par une nouvelle méthode de calcul. Dans ce cadre, les oraux compteraient pour 70% de la moyenne auxquels s’ajouteraient 30% de la moyenne obtenue à l’écrit au premier tour. Mais outre le Bac, le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le Certificat d’études primaires (CEP) sont également visés par des réformes.

Pour le BEPC, il devrait désormais être exigé aux candidats nouvellement inscrits en classe de 3e, le bulletin du troisième trimestre de la classe de 4e, et pour ceux redoublant la classe de 3e, le bulletin du troisième trimestre de la classe de 3e. Cette réforme prévoit également que les centres de correction de l’intérieur du pays soient pourvus en harmonisateurs locaux, par contre tous les présidents des centres de correction et les responsables de secrétariat proviennent de Libreville et que seules les copies des candidats admissibles soient corrigées, en ce qui concerne l’épreuve de rattrapage.

La réforme envisagée au niveau du CEP quant à elle, concerne la suppression de certaines épreuves : Education physique et sportive (EPS), dictée, calcul mental, dessin ou couture, objet d’art ou agriculture, récitation ou chant. Le CEP ne comporterait uniquement que 3 épreuves écrites (problèmes-mathématiques, études de texte et questions de cours). Les épreuves pratiques d’EPS, d’objet d’art, d’agriculture, de récitation et de chant seront évaluées en contrôle continu, qui est pris en compte dans le calcul de la moyenne de l’admission en classe de 6ème. Pour ainsi dire, l’admission au CEP prendra en compte les notes de l’examen écrit à hauteur de 60% et celles du contrôle continu à hauteur de 40%.

L’orientation en classe de 6e respectera tout aussi des quotas de répartition des élèves selon l’ordre d’enseignement : public vers public 60%, public vers privé confessionnel 30%, public vers privé laïc 10%, privé confessionnel vers public 30%, privé confessionnel vers privé confessionnel 60%, privé confessionnel vers privé laïc 10%, privé laïc vers public 20%, privé laïc vers privé confessionnel 20%.


SOURCE : https://wordpress2.csse-tools.com/2020/01/10/education-nationale-les-reformes-qui-passent-mal-2/?remotepost=1262

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